Goethe-Zertifikat B2 · Niveau B2

Literarischer Text — Premier jour de travail (extrait de nouvelle afro-allemande)

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Cours

Extrait littéraire : "Das große Schweigen der Bürostühle" — Chidi Eze (Auszug)

Es war ein Montag im November, als Ibrahima zum ersten Mal die gläserne Drehtür des Unternehmens durchschritt. Der Geruch war der erste Eindruck: ein steriles Gemisch aus Kopierpapier, Plastik und dem schwachen Nachklang fremder Parfüms — der Geruch der Ordnung, dachte er.

Die Kollegen begrüßten ihn mit einem Lächeln, das er nicht ganz einordnen konnte. Es war freundlich, sicher. Aber auch irgendwie distanziert — wie ein Handschlag durch Glas. Man nannte ihn beim Nachnamen, obwohl er sich ausdrücklich als Ibrahima vorgestellt hatte. Er korrigierte es dreimal. Beim vierten Mal ließ er es sein.

Beim Mittagessen setzte er sich an einen freien Platz. Die Tischgespräche flossen wie ein Fluss, der genau wusste, wo er hinwollte: über Staus auf der A100, den letzten Tatort, die Urlaubspläne. Ibrahima versuchte, einen Stein ins Wasser zu werfen — er erwähnte seinen Heimatort in Guinea-Bissau. Kurzes Schweigen. Dann floss der Fluss weiter, als hätte er nichts gesagt.

Am Nachmittag beobachtete er, wie seine Kollegin Hanna mit ihrer Tasse Kaffee am Schreibtisch saß und dabei gleichzeitig drei Telefonate koordinierte, E-Mails beantwortete und Formulare ausfüllte. Kein Blick suchte das Fenster. Kein Seufzer unterbrach den Rhythmus.

Auf dem Heimweg fragte er sich, ob Effizienz vielleicht auch eine Form von Einsamkeit sein konnte. Und ob dieses Land, das ihm so viel versprochen hatte, ihn wirklich kannte — oder nur seine Arbeitskraft.

Vocabulaire clé du texte littéraire

  • steril — stérile / aseptisé
  • der Nachklang — le reste / l'écho, le souvenir olfactif
  • distanziert — distant / réservé
  • die Effizienz — l'efficacité
  • die Einsamkeit — la solitude

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Exercices liés à cette leçon

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1. Quelle est l'atmosphère générale qui se dégage de cet extrait littéraire ?

  • A. Une atmosphère chaleureuse et accueillante, montrant la facilité de l'intégration professionnelle.
  • B. Une atmosphère de tension et de conflit ouvert entre Ibrahima et ses collègues.
  • C. Une atmosphère de solitude douce-amère et d'étrangeté, marquée par la distance sociale malgré la politesse de surface.
  • D. Une atmosphère d'euphorie et d'espoir devant les possibilités offertes par le nouveau poste.
💡 Correction : L'extrait crée une atmosphère de décalage et de solitude subtile : les sourires sont "freundlich, aber distanziert — wie ein Handschlag durch Glas" (amicaux mais distants — comme une poignée de mains à travers une vitre). L'épisode du déjeuner, où Ibrahima "jette une pierre dans l'eau" en mentionnant sa ville natale et où le silence est suivi d'une indifférence polie, renforce ce sentiment. La dernière réflexion sur l'efficacité comme forme de solitude condense l'atmosphère générale.

2. Quelle observation culturelle Ibrahima fait-il lors du déjeuner avec ses collègues ?

  • A. Il remarque que la cantine est meilleure que ce qu'il imaginait et que la nourriture est variée.
  • B. Il observe que les conversations suivent un cours prévisible et que quand il évoque son pays d'origine, le sujet est ignoré.
  • C. Il constate que ses collègues parlent trop fort et qu'il n'arrive pas à s'exprimer.
  • D. Il remarque que ses collègues mangent très rapidement et retournent travailler sans prendre de pause.
💡 Correction : La métaphore du fleuve illustre l'observation : les conversations "flossen wie ein Fluss, der genau wusste, wo er hinwollte" — portant sur les embouteillages, la télévision, les vacances. Quand Ibrahima "versuchte, einen Stein ins Wasser zu werfen" en mentionnant sa ville natale en Guinée-Bissau, il y eut "kurzes Schweigen", puis le fleuve continua "als hätte er nichts gesagt". Cette métaphore exprime l'invisibilité de son vécu dans le groupe.

3. Quel procédé stylistique l'auteur utilise-t-il pour décrire l'accueil des collègues d'Ibrahima ?

  • A. Une énumération de qualités positives pour montrer la générosité des collègues allemands.
  • B. Une métaphore — "ein Handschlag durch Glas" — exprimant une amabilité présente mais distante et impénétrable.
  • C. Une comparaison avec le Sénégal pour contraster les cultures d'accueil.
  • D. Une répétition de l'adjectif "freundlich" pour insister sur la chaleur de l'environnement.
💡 Correction : L'auteur écrit : "Es war freundlich, sicher. Aber auch irgendwie distanziert — wie ein Handschlag durch Glas." La métaphore ("wie ein Handschlag durch Glas" = comme une poignée de mains à travers une vitre) est un procédé stylistique central : elle exprime de façon imagée une amabilité de surface réelle mais inaccessible, qui ne permet pas le contact humain véritable. C'est une image très évocatrice de la politesse fonctionnelle sans chaleur personnelle.

4. Que ressent le personnage principal à la fin de l'extrait ?

  • A. De l'enthousiasme et de l'optimisme pour la suite de son intégration professionnelle.
  • B. De la colère et de la frustration face au racisme explicite de ses collègues.
  • C. Un doute profond : il se demande si l'Allemagne le reconnaît vraiment en tant que personne, ou seulement comme une force de travail.
  • D. De la nostalgie pour son pays d'origine et une décision de rentrer dès que possible.
💡 Correction : La dernière phrase de l'extrait est la clé émotionnelle du texte : "er fragte sich, ob Effizienz vielleicht auch eine Form von Einsamkeit sein konnte. Und ob dieses Land, das ihm so viel versprochen hatte, ihn wirklich kannte — oder nur seine Arbeitskraft." Cette interrogation existentielle — être reconnu comme personne entière versus être utilisé comme main-d'œuvre — est le sentiment central qui clôt la journée d'Ibrahima.

5. Quel thème principal traverse cet extrait littéraire ?

  • A. La critique du système économique capitaliste et de l'exploitation des travailleurs immigrés.
  • B. La tension entre appartenance et invisibilité : Ibrahima est présent physiquement mais absent socialement.
  • C. L'éloge de l'efficacité et du professionnalisme allemands comme modèle à suivre.
  • D. La difficulté de maîtriser la langue allemande dans un contexte professionnel exigeant.
💡 Correction : Le thème central est la tension entre présence physique et invisibilité sociale : Ibrahima est là, il travaille, il sourit, il tente de s'intégrer — mais son nom est ignoré, sa parole au déjeuner n'a aucun écho, son histoire personnelle est transparente. La métaphore du "Handschlag durch Glas" et la réflexion finale sur l'Effizienz comme Einsamkeit condensent ce thème de la reconnaissance incomplète, qui est une expérience courante décrite dans la littérature afro-allemande contemporaine.