Goethe-Zertifikat B2 · Niveau B2

Interview — Ibrahima, entrepreneur camerounais à Berlin

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Cours

Transcription : Interview «Gründen in Deutschland als Ausländer» — Ibrahima Nkemdirim

Journalistin Jana Wolf: Herr Nkemdirim, Sie haben vor vier Jahren in Berlin eine Startup gegründet, die sich auf nachhaltige Agrartechnologie spezialisiert hat. Wie kam es dazu?

Ibrahima: Ich bin Agroingenieur und habe meinen Master an der Humboldt-Universität gemacht. Während meiner Doktorarbeit habe ich gemerkt, dass es in Deutschland und Europa einen riesigen Markt für technologische Lösungen gibt, die gleichzeitig ökologisch nachhaltig und für afrikanische Landwirtschaft adaptierbar sind. Daraus entstand die Idee zu meinem Unternehmen AgroTech Berlin.

Jana Wolf: Welche Hürden haben Sie als ausländischer Gründer zu Beginn erlebt?

Ibrahima: Das war bürokratisch sehr herausfordernd. Ich musste zunächst meine Aufenthaltserlaubnis für selbständige Tätigkeit umschreiben lassen — ein Prozess, der fast sechs Monate dauerte. Dann war da die Frage der Finanzierung: Als Ausländer ohne deutsches Kreditgeschichte war es schwierig, einen klassischen Bankkredit zu bekommen.

Jana Wolf: Wie haben Sie die Finanzierung schließlich gelöst?

Ibrahima: Ich habe mich erfolgreich um das EXIST-Gründerstipendium der Bundesregierung beworben. Das ist ein Programm, das innovative Gründungsideen aus Hochschulen mit bis zu 150.000 Euro fördert. Das hat uns den entscheidenden Start ermöglicht. Später haben wir auch eine KfW-Förderung erhalten.

Jana Wolf: Was würden Sie jemandem raten, der als Ausländer in Deutschland gründen möchte?

Ibrahima: Mein wichtigster Rat ist: Netzwerke aufbauen, und zwar von Anfang an. In Deutschland läuft sehr viel über persönliche Beziehungen und gegenseitiges Vertrauen. Ich habe immens von meinem Netzwerk aus Kommilitonen, Professoren und Mitgründern profitiert. Ohne diese Kontakte wäre vieles viel schwieriger gewesen.

Jana Wolf: Und wie ist Ihr Unternehmen heute aufgestellt?

Ibrahima: Wir haben inzwischen 23 Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter — darunter Menschen aus zwölf verschiedenen Nationen. Unser Jahresumsatz hat im letzten Geschäftsjahr die Zwei-Millionen-Euro-Marke überschritten. Wir exportieren auch in fünf afrikanische Länder, was mich persönlich sehr stolz macht.

Jana Wolf: Ein beeindruckender Weg. Vielen Dank, Herr Nkemdirim.

Ibrahima: Danke für das Gespräch.

Vocabulaire clé de l'interview

  • die Agrartechnologie — l'agrotechnologie
  • die Aufenthaltserlaubnis für selbständige Tätigkeit — le titre de séjour pour activité indépendante
  • das EXIST-Gründerstipendium — bourse fédérale pour startups issues d'universités
  • die KfW-Förderung — le financement KfW (banque publique d'investissement)
  • der Jahresumsatz — le chiffre d'affaires annuel

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1. Dans quel domaine Ibrahima a-t-il créé sa startup AgroTech Berlin ?

  • A. Le développement de logiciels de gestion pour les hôpitaux africains
  • B. La technologie agricole durable, adaptable aussi à l'agriculture africaine
  • C. Le commerce en ligne de produits alimentaires africains en Allemagne
  • D. Les énergies renouvelables et l'installation de panneaux solaires en milieu urbain
💡 Correction : Ibrahima explique : "Ich habe gemerkt, dass es einen riesigen Markt für technologische Lösungen gibt, die gleichzeitig ökologisch nachhaltig und für afrikanische Landwirtschaft adaptierbar sind." (J'ai remarqué qu'il existait un immense marché pour des solutions technologiques à la fois durables et adaptables à l'agriculture africaine.) Il est Agroingenieur de formation et a développé cette idée pendant son doctorat à la Humboldt-Universität.

2. Quel a été son principal obstacle au début de son aventure entrepreneuriale ?

  • A. La barrière de la langue allemande dans les négociations commerciales.
  • B. L'impossibilité de faire reconnaître son diplôme camerounais d'ingénieur.
  • C. La complexité administrative de la modification de son titre de séjour pour activité indépendante, et les difficultés de financement.
  • D. Le refus des universités allemandes de collaborer avec une startup dirigée par un étranger.
💡 Correction : Ibrahima cite deux obstacles principaux : "Ich musste zunächst meine Aufenthaltserlaubnis für selbständige Tätigkeit umschreiben lassen — ein Prozess, der fast sechs Monate dauerte." (modifier le titre de séjour : 6 mois) et "Als Ausländer ohne deutsches Kreditgeschichte war es schwierig, einen klassischen Bankkredit zu bekommen." (absence d'historique de crédit allemand = difficultés pour emprunter). Ces deux problèmes sont typiques des entrepreneurs étrangers en Allemagne.

3. Quelle aide financière Ibrahima a-t-il obtenue en premier pour lancer son entreprise ?

  • A. Un prêt bancaire classique auprès d'une banque privée berlinoise
  • B. Une subvention de l'Union européenne pour les startups innovantes
  • C. Le EXIST-Gründerstipendium, une bourse fédérale pour innovations issues des universités allant jusqu'à 150.000 euros
  • D. Un financement participatif (Crowdfunding) auprès d'investisseurs africains en diaspora
💡 Correction : Ibrahima précise : "Ich habe mich erfolgreich um das EXIST-Gründerstipendium der Bundesregierung beworben. Das ist ein Programm, das innovative Gründungsideen aus Hochschulen mit bis zu 150.000 Euro fördert. Das hat uns den entscheidenden Start ermöglicht." Il a ensuite obtenu aussi une KfW-Förderung, mais c'est le EXIST-Stipendium qui a permis le démarrage initial décisif.

4. Quel est le conseil principal qu'Ibrahima donne aux futurs entrepreneurs étrangers en Allemagne ?

  • A. Apprendre l'allemand jusqu'au niveau C2 avant de lancer toute démarche entrepreneuriale.
  • B. Constituer des réseaux personnels dès le début, car en Allemagne beaucoup repose sur les relations personnelles et la confiance.
  • C. Choisir exclusivement des secteurs en tension pour maximiser les chances de financement.
  • D. S'associer obligatoirement avec un co-fondateur de nationalité allemande pour contourner les obstacles administratifs.
💡 Correction : Ibrahima est explicite : "Mein wichtigster Rat ist: Netzwerke aufbauen, und zwar von Anfang an. In Deutschland läuft sehr viel über persönliche Beziehungen und gegenseitiges Vertrauen. Ich habe immens von meinem Netzwerk aus Kommilitonen, Professoren und Mitgründern profitiert. Ohne diese Kontakte wäre vieles viel schwieriger gewesen." C'est le conseil qu'il place au premier rang, avant même les aspects financiers ou juridiques.

5. Combien d'employés compte l'entreprise d'Ibrahima au moment de l'interview ?

  • A. 8 employés, tous de nationalité allemande
  • B. 23 employés issus de 12 nationalités différentes
  • C. 45 employés avec un bureau principal à Berlin et un à Yaoundé
  • D. 12 employés, dont 6 chercheurs issus de la Humboldt-Universität
💡 Correction : Ibrahima indique clairement : "Wir haben inzwischen 23 Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter — darunter Menschen aus zwölf verschiedenen Nationen." (Nous avons désormais 23 collaborateurs — dont des personnes de douze nationalités différentes.) Il ajoute que le chiffre d'affaires annuel a dépassé la barre des deux millions d'euros et que l'entreprise exporte dans cinq pays africains.